Aube paisible
Aube paisible
acrylique sur toile 27 x 41 cm – 2010
L'imagination créée… Du vide, du rien, du désir également de représenter cette image qui nous effleure l'esprit sur le moment, si fugueuse, et qui nous quittera peut-être dans quelques instants, sans prétention, ni préméditation… Du rêve… Du songe… Du néant…
Mais est-ce réellement l'imagination ou la création même ? Est-ce là un pouvoir particulier que celui de matérialiser une idée ou une volonté, un désir ? Et encore, est-ce là de l'humain même ? Tout fait alors penser et croire à un don divin tellement cette situation est ou peut paraître exceptionnelle.
Mais non…

La puissance de l'humain est telle que son imagination est ainsi capable non seulement de créer des mondes et des situations imaginaires, mais aussi de léguer alors des scènes vécues dans la dure ou douce et belle réalité, tout comme aussi exprimer ses désirs les plus profonds par l'image.

L'aube…

Cet instant de sérénité, de silence et de douceur. Il est vécu tous les jours, il est rêvé ou imaginé comme présentement.
Suite à quoi est-il là ?
Une nuit douce, d'été ou d'hiver ?
Que s'est-il passé avant pour nous révéler autant de douceur ?
Est-ce là le lendemain d'une journée de guerre, premier jour de paix et donc ainsi l'expression du calme d'un armistice ?
Ou est-ce ainsi tous les jours dans un coin de terre isolé, un village au loin du monde agité des villes ?
Par les reflets représentés ne doit-on pas déduire ou invoquer le bord de l'eau ?
Ou bien…
N'est-ce pas là plutôt une bribe d'imagination, une représentation très fictive d'un désir sans préméditation, peinture lancée au hasard d'une esthétique pointilleuse et attentive, sans aucune idée conjecturée ou objective ?

Comment, tel ou tel autre spectateur, assistant alors à la présentation de la présente œuvre, quel que soit le champ de ses connaissances dans le domaine, regardant simplement et attentivement cette modeste image, peut alors affirmer avec certitude l'état d'esprit de l'auteur ?
Peut-on assurer avec évidence, ce que l'artiste a voulu y représenter ?

Certes, quelques idées viennent facilement s'installer et diriger l'imagination de l'observateur vers un quelconque sujet, mais entre deux ou plusieurs individus, quelques différences ne vont-elles pas alors créer des contradictions qui porteraient vers des idées différentes au point de créer des antagonismes ?
Ne serait-il pas alors préférable à l'artiste de cacher sa réelle source de la création de cette œuvre et encore que là…
Ne mystifierait-il pas ?
Ne se sentirait-il pas alors pas coupable de cette hypocrisie oiseuse ?

D'une part comme de l'autre des deux promoteurs, il semblerait que le seul et unique commun accord concernant une œuvre quelle qu'elle soit, est alors de dialoguer et de débattre sur sa beauté ou sur la réelle émotion qu'elle peut alors engendrer.

La beauté…
Encore que, n'exprimant qu'un avis très égocentrique basé sur une esthétique très personnelle, elle peut aussi être alors source d'altercations, comme tout autre sentiment annexe à telle ou telle autre œuvre.

L'observateur doit absolument alors, afin de bien comprendre, tout comme l'artiste, " vivre " chaque œuvre en solitaire, accepter l'aventure qu'elle lui offre éphémèrement et vibrer dans les moindres émois.
Il doit conserver ensuite aussi alors, de son mieux, le souvenir de cette communion avec l'artiste, vécue lorsque son regard et que son âme se sont posés sur ce simple ouvrage.

C'est ce simple visiteur que l'artiste remercie en premier car c'est ici la plus authentique et profonde récompense sur son modeste travail.
C'est à cette personne également que l'artiste doit de poursuivre sa mission et de la lui faire partager.

Ainsi n'est-ce pas ici une œuvre de la plus élevée aisance relatant ainsi le désir d'entendement de la présente situation ?

N'est-ce pas ainsi ici peut-être, l'aube paisible d'une nouvelle aventure ?

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